Histoire 4


Je me rappelle lorsque nous allions camper avec mes parents et mes grands-parents. Ma mère et moi, ainsi que ma grand-mère, allions cueillir des baies pendant que mon père et mes grands-pères allaient chasser la perdrix.

Ma grand-mère me disait qu'il fallait respecter les airelles parce qu'elles sont rouges à cause du sang de Jésus qui a coulé sur le sol lorsqu'il a été mis en croix. C'est pour ça que les airelles sont rouges.

Lorsque nous avions fini de cueillir des baies, ma mère et moi allions marcher dans le bois. Nous avons vu des traces de lapin, et ma mère a installé un piège. Le lendemain, nous sommes allées voir le piège. Il y avait un lapin, et il était encore vivant! Ma mère lui a donc tordu le cou.

Sur le chemin du retour, nous avons vu deux outardes en vol. Mon père est revenu avec 26 perdrix. Ma grand-mère a commencé à les plumer et je l'ai aidée. Après cela, elle les a fait cuire. Elle utilisait des flocons d'avoine et de la farine, et quand il n'y en avait plus, nous utilisions de la bannique.

Notre journée se terminait ainsi, dans l'amour et la paix, et avec l'estomac plein.

Quand j'avais environ huit ans, mes grands-parents m'ont prise avec eux. Nous allions à la campagne deux fois par année - au printemps et à l'automne. À la campagne, mon grand-père allait à la chasse avec mes cousins, qui avaient autour de 14 ans. Mon grand‑père leur apprenait à chasser et à trapper.

Quand ma grand-mère et moi étions chez nous, nous lavions la vaisselle et faisions le ménage de la tente. Ensuite, nous allions pêcher, parfois seulement pour le plaisir. Ma grand-mère me montrait comment nettoyer le poisson que nous attrapions. Elle nettoyait peut-être deux poissons, puis me laissait faire le dernier. La fois suivante, elle ne m'aidait pas. Elle se contentait de me regarder nettoyer le poisson. S'il y avait quelque chose que je ne faisais pas bien, elle disait simplement : « Non, non, non. » Alors, j'arrêtais et j'essayais de me rappeler comment elle nettoyait le poisson. Lorsque j'y arrivais parfaitement, ma grand-mère, Elizabeth Penashue, faisait cuire le poisson pour les garçons. Pendant qu'un poisson cuisait, elle me montrait même comment les faire cuire, en me donnant des petits trucs sur ce qu'il faut faire et ne pas faire.

Mon grand-père arrivait ensuite avec mes cousins. Ils rapportaient parfois un castor ou un porc-épic. Peu importe ce qu'ils rapportaient, ma kukum le vidait aussitôt. Pendant qu'ils mangeaient, ma grand-mère vidait les animaux. Quand les garçons avaient fini de manger, ma grand-mère avant probablement terminé de préparer l'animal. Aussitôt, elle lavait la vaisselle et faisait encore le ménage.

Mon grand-père, Francis Penashue, et ses petits-fils (mes cousins) repartaient chasser. Et ma kukum était vraiment fatiguée. Elle faisait donc une sieste. Comme je n'avais jamais sommeil, il y avait toujours une balançoire sur laquelle je pouvais aller lorsque je m'ennuyais.

Ensuite, lorsque les garçons revenaient et que ma grand-mère était à nouveau debout, nous allions tous dans la tente pour nous détendre, par exemple en jouant aux cartes ou simplement en faisant des activités amusantes.

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